La Faucheuse, tome 2 - Young Adult | Science-Fiction


Très chers pépins,

Je ne sais pas pour vous, mais j'ai tendance à être déçue par un tome deux, même s'il y a quelques exceptions. C'est souvent le cas pour les sagas où j'ai eu un coup de coeur pour le premier tome, car la suite n'est pas à la hauteur de mes attentes et que j'avais mis la barre trop haut. Cela avait été le cas avec Divergente, notamment, et depuis je prends des gants lorsque je continue une saga.

Le tome 2 de La Faucheuse de Neal Shusterman est l'une des parutions que j'attendais le plus en 2018. J'ai relu en quatrième vitesse le premier tome et j'ai tout de suite enchaîné avec la suite dès que je l'ai reçu et je ne pensais pas que c'était possible, mais j'ai encore plus aimé ce second tome !

Si vous n'avez pas encore lu le premier tome, je vous invite à lire ma chronique
ici.








Broché : 19.50€


" Les humains apprennent de leurs erreurs. Moi pas. Je ne commets jamais d'erreur. "

Le Thunderhead, l'intelligence artificielle qui gouverne le monde, a interdiction de se mêler des affaires de la communauté des faucheurs.
Il ne peut qu'observer... et il n'aime pas ce qu'il voit.



Mon avis :

J'avais vraiment hâte de connaître la suite de la saga La Faucheuse car le premier tome avait été l'une de mes meilleures lectures de 2017 et décidément, Neal Shusterman est un génie. Après une telle fin j'ai très peur de ce qu'il adviendra de nos deux protagonistes dans le tome 3, mais cette saga young-adult est tout ce dont je rêvais pendant des années. Comme vous vous en doutez, j'ai eu un énorme coup de coeur pour ce deuxième tome, bien plus puissant que le premier, et je ne pensais pas que c'était possible. Je déteste Neal Shusterman pour cette fin, mais je l'admire pour l'imagination dont il a su faire preuve à l'écriture de La Faucheuse.

Difficile de vous faire un résumé de ce second tome sans vous spoiler... Tout ce que je peux vous dire c'est que nous retrouvons Citra et Rowan quelques mois après la fin du premier tome et que le Thunderhead prend une place très importante dans la suite de l'histoire.

Contrairement au premier tome, je n'ai pas eu de peine à me plonger dans l'histoire. J'ai même trouvé que tout s'enchaînait très rapidement et que les longueurs qui m'avaient gênée dans le premier tome n'était plus présentes dans le second. Honnêtement, je ne savais pas à quoi m'attendre en commençant ce second tome, parce que même si la fin du premier tome donne des indices sur la suite des évènements, il n'y a pas de réelle suite attendue. L'avenir de Citra et Rowan n'est pas aussi évident qu'il n'y paraît et les évènements qui surviennent dans la vie des deux adolescents sont aussi inattendus les uns des autres. J'ai beaucoup aimé cette détérioration que l'on peut observer dans les deux tomes, la décadence que connait le monde des faucheurs dans le premier tome s'intensifie au fil des pages de Thunderhead et l'histoire s'assombrie de pages en pages. La Faucheuse est une saga pour jeunes adultes qui, je trouve, possède une profondeur supplémentaire aux autres sagas young-adult que l'on peut habituellement trouver. Certaines scènes sont à glacer le sang, car même si la mort est au premier plan dans un monde où les faucheurs sont des êtres craints et adulés, le décès est presque banalisé au détriment de certaines actions moralement incorrectes.

Dans ce second tome, l'univers de La Faucheuse est élargit, donnant accès aux pensées du Thunderhead. J'ai pu enfin découvrir son avis, son ressenti vis-à-vis de la situation actuelle des faucheurs. Il est spectateurs et ne peut pas intervenir dans les affaires des faucheurs, mais il reste présent et le fait savoir. J'ai beaucoup aimé le fait qu'il soit autant humanisé, s'il était mis au second plan dans le premier tome, dans ce deuxième volet il est largement mis en avant et paraît même être le narrateur de l'histoire par moment. J'ai également aimé découvrir davantage le monde des malpropres, car dans le premier tome il a vaguement été évoqué, mais ici c'est un voyage complet que nous offre Neal Shusterman et cela offre une vue beaucoup plus large de ce futur.

Neal Shusterman a définitivement une plume très fluide. Le découpage de l'histoire reste, en revanche, assez particulier, parce qu'il alterne entre différents points de vue, mais j'ai fini par m'y habituer et je peux finalement dire que c'est une méthode judicieuse de raconter cette histoire. Les chapitres sont toujours séparés par des passages des journaux de bord de différents faucheurs avec leur morale et leurs avis sur certains événements et certaines situations, mais également par des textes écrits par le Thunderhead lui-même.  J'ai apprécié ce détail parce qu'il permet de voir que même si le Thunderhead n'a aucun pouvoir sur les Faucheurs, il régit sur ce futur si particulier.

J'ai adoré retrouvé chacun de personnages et en découvrir de nouveaux. Je suis toujours aussi surprise par la profondeur de tous les personnages. Je suis toujours autant admirative de Rowan et de son évolution. J'aime toujours autant Citra et sa motivation et son acharnement par rapport à la loi du haut de son jeune âge. Même les plus vils et atroces des personnages me font leur petit effet.

Cette histoire est toujours aussi dingue, je dirais même que la suite est encore plus folle. Si dans le premier tome j'avais été bluffée des 100 dernières pages, là c'était bien pire. Je suis à la fois très heureuse de la tournure des évènements parce que cela annonce un troisième tome absolument extraordinaire, mais d'un autre côté cette fin est tellement sadique de la part de Neal Shusterman... 

La Faucheuse est une saga qui surprend de page en page et chaque tome fini en apothéose. Si vous aimez les sagas dystopiques, La Faucheuse ne peut que vous plaire.

L'engouement autour de cette saga n'est définitivement pas exagéré. Si vous avez aimé le premier tome, vous ne pouvez qu'adorer le second !


Second coup de coeur pour cette saga  


Quelle chance j'ai d'être, parmi les êtres sensibles, conscient de ma fonction.
Je sers l'humanité.
Je suis l'enfant devenu parent. La créature qui aspire à devenir créateur.
Ils m'ont appelé Thunderhead, le "nuage d'orage". Un nom approprié, à certains égards, car en effet je suis le Cloud, le "nuage" qui a évolué en une forme plus dense, plus complexe. Cependant, l'analogie a ses limites. Un nuage d'orage plane. Un nuage d'orage menace. Je suis lumière, c'est vrai, mais jamais je ne foudroie. Oui, j'ai le pouvoir d'apporter le chaos sur Terre, de ravager l'humanité, or pourquoi choisirais-je de le faire ? Où serait la justice dans tout cela ? Par essence, je suis la justice pure, la loyauté pure. Ce monde est comme une fleur dans ma paume. Je préférerais m'autodétruire plutôt que l'écraser. "

Le Thunderhead

1 commentaire:

  1. Si l'article vous a plu, n'hésitez pas à laisser un commentaire ! :)

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