Une place à prendre | Contemporain - Drame

Par Pip&Pulp - mercredi 8 novembre 2017

Très chers pépins, 

Mon  genre littéraire de prédilection est le fantastique, et plus précisément, les livres fantastiques pour jeunes adultes. Mais ma curiosité contrôlant bien souvent toutes mes décisions, je ne peux pas m'empêcher de commencer un livre parce que tout le monde en parle. Surtout si tout le monde dit du mal de ce livre, et encore plus si ce livre a été écrit par J.K. Rowling.


Je ne suis pas très roman contemporain sombre parce que je sais que je mettrai beaucoup trop de temps à le lire, mais j'avais envie de me faire mon propre avis sur Une Place à Prendre. Alors, peut-être que je regrette avoir perdu mon temps à lire ce livre, mais d'un autre côté, je suis contente d'avoir pu le découvrir par moi-même.


Broché : 24.00€ | Poche : 9.10€

Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique.
Un notable meurt. Sa place est à prendre...


Mon avis :


Je vous vois de suite venir, non je ne m'attendais à rien en lisant ce livre, mais je ne voulais pas me limiter aux critiques qu'il a reçues. Nous connaissons tous J.K. Rowling pour le célèbre sorcier à lunettes, alors dès la sortie de son nouveau livre, Une Place à Prendre, elle n'a pas été épargnée. J'ai trouvé ce livre à cinquante centimes dans un vide-grenier, donc je n'ai rien perdu. Le vendeur m'avait expliqué qu'il l'avait lu très rapidement mais qu'il oublierait vite ce livre, j'espère pouvoir en faire autant... 

Il faut toujours que je finisse mon livre, même si celui-ci est particulièrement lourd, lent et sans réel intérêt. Si ce livre ne faisait pas huit cent pages je n'aurais sûrement pas gâché trois semaines à le lire. L'histoire n'est pas totalement en faute, mais si elle avait été plus captivante je n'en serais pas là à ruminer devant la rédaction de cette chronique.

Une Place à Prendre est donc le livre que J.K. Rowling a publié après la saga Harry Potter et si le nom de l'auteure reste le même, l'histoire est totalement différente. Sur la quatrième de couverture on peut donc y lire deux phrases qui font office de résumé, ce dernier peut paraître un peu court, mais peut difficilement être plus complet. En effet, l'histoire démarre avec le décès de Barry Fairbrother, le notable de la ville de Pagford.  La petite bourgade typiquement anglaise semble idyllique, mais ce n'est qu'en apparence puisque les habitants cachent de lourds secrets qui pourraient bien se retourner contre eux. 

Honnêtement, je ne suis pas capable de dire quel est le réel genre de ce livre. Drame, satire, humour-noir et même parfois comédie... un mélange de genres qui laisse un peu pantois et perd facilement le lecteur. Les anecdotes, cependant, s'enchaînent plutôt bien et sont très crédibles, même si elles ne sont pas captivantes. Si je n'ai pas apprécié cette lecture c'est uniquement à cause de l'histoire, l'auteure écrit très bien, c'est indéniable. Elle est parfaitement parvenue à me retranscrire l'atmosphère globale de la petite bourgade anglaise, mais je n'ai pas reconnu la plume si charismatique de J.K. Rowling malheureusement. Je pense que l'auteure a voulu changer de style trop précipitamment, si pour certains auteurs ce challenge est relevé avec brio, ici en l'occurrence c'est plutôt raté.

Côté personnages, chacun est bien exploité. De mon point de vue, chaque personnage est intéressant, avec ses qualités et ses défauts. "Qui va prendre la place de Barry Fairbrother ?" est l'intrigue principale de l'oeuvre et chaque habitant du village va retourner sa veste. Alors que certains se révèlent être adorables et pleins de bonne volonté, d'autres sont imbuvables, violents et imbus d'eux-mêmes. Je me suis beaucoup attachée au personnage de Krystal, une jeune fille complètement perdue qui vit avec sa mère droguée et son petit frère, mais aucun autre ne m'a particulièrement marqué. Cependant, même si les personnages sont uniques et variés, il y en a beaucoup trop. Certains ont des liens de parentés, d'autres non, les noms sont tous différents et le temps de retrouver le personnage quatre ou cinq chapitres après, je l'avais déjà oublié. C'est là le seul, mais néanmoins imposant bémol que j'ai pu noter au niveau des personnages.

Sur le fond l'histoire est un peu mince, les anecdotes traitées sont très dures et, bien qu'intéressantes, en faire un livre de 800 pages n'était pas nécessaire. Globalement, je me suis ennuyée durant cette lecture. Même si les personnages sont très bien exploités, ce n'est pas suffisant. 

Peut-être est-ce parce que je n'ai pas eu l'impression de lire un livre de la même auteure qui m'a fait rêver durant mon enfance ? Effectivement, j'ai peut-être été influencée par cela, c'est fort probable. Mais si comme moi vous pensiez quand même apprécier ce livre, totalement dépourvue de magie rappelons-le, passez votre chemin. Parce que, même par pure curiosité, je suis absolument déçue de l'avoir lu.

Je lirais bien évidemment les livres que JK Rowling a écrit sous le nom de Robert Galbraith, ce n'est pas parce qu'Une Place à Prendre m'a profondément déçu que l'auteure n'est pas faite pour un genre autre que le fantastique. 


Passable.


"En essayant de se libérer du carcan de la morale, il cherchait à ranimer quelque chose en lui dont il avait la certitude d'avoir été dépossédé, quelque chose qu'il avait perdu en quittant l'enfance. Ce que Fats voulait retrouver, c'était une sorte d'innocence, et la route qu'il avait choisi d'emprunter pour reconquérir celle-ci le conduisait à embrasser tout ce dont on lui avait appris à se méfier, tout ce qui était "mal" et qui pourtant, aujourd'hui, semblait à Fats le seul moyen véritable de parvenir à l'authenticité, à une sorte de pureté. Curieux cette façon qu'avaient si souvent les choses d'être l'inverse de ce qu'elles semblaient, et l'inverse de ce que tout le monde disait ; Fats en venait à soupçonner qu'il suffisait de prendre chaque idée reçue et de la mettre cul par dessus tête pour obtenir la vérité. Il voulait s'enfoncer dans le labyrinthe du monde et lutter à bras-le-corps avec les bizarreries qui se terraient dans ses ténèbres ; il voulait faire voler en éclats la piété, dévoiler les hypocrisies ; il voulait briser les tabous et presser leur cœur sanguinolent pour en tirer le nectar de la sagesse ; il voulait atteindre à un état de grâce amorale, et renaître à rebours, sur les fonts baptismaux de l'ignorance et de la simplicité."

  • Partager :

Vous pourriez aimer :

1 commentaires

  1. Si l'article vous a plu, n'hésitez pas à laisser un commentaire ! :)

    RépondreSupprimer