L'imagerie | Contemporain - Science-Fiction

Par Pip&Pulp - mercredi 20 septembre 2017


Très chers pépins, 

L'auteur Adrien Lioure m'a contactée via le site simplement.pro pour que je lise son roman L'imagerie. Je le remercie pour sa confiance et vous invite a découvrir son compte Twitter, ainsi que la page Facebook du roman pour plus d'informations.


Broché : 9.00€ | Ebook : 2.49€

L'Imagerie met en scène Alix, jeune étoile montante du cinéma, qui apprend lors des dernières prises de son prochain film la mort de sa femme et de son enfant, Sophie et Max. Pour l'accompagner dans cette épreuve particulièrement douloureuse, Alix peut compter sur Dolorius, sa Souffrance. Une Souffrance est un être à l'origine des maux et des douleurs des hommes. Derrière chaque blessure, qu'elle soit physique ou psychique, une Souffrance est à l'ouvrage. 

Mais jamais une Souffrance n'avait eu affaire à une douleur si aigue, si inassouvissable. Surtout pas Dolorius. Il comprend vite que pour sauver Alix, il n'y a qu'un moyen. Lui rendre Sophie et Max. C'est ainsi que les deux personnages feront tout pour tenter de rejoindre L'Imagerie, lieu mystérieux et inconnu où finissent les âmes des défunts.


Mon avis :

Lorsque j'ai découvert le résumé de L'imagerie, je pensais avoir affaire à un roman sur un personnage avec un mal-être intérieur, en tout cas c'est comme cela que j'avais compris le résumé. Mais j'étais loin d'imaginer à quel point l'histoire inventée par Adrien Lioure est travaillée. L'univers est assez déroutant, moi qui pensais lire un énième livre sur une maladie psychologie je me suis totalement trompée, mais je n'ai pas été déçue pour autant.

Alix vient de perdre sa femme et son fils dans un terrible accident et alors qu'il sombre peu à peu dans la dépression, il se voit confronté à sa souffrance, son sommeil et sa mort... Dans son salon !
Evidemment, cela ne faisait pas partie du plan. Normalement, tout ce beau monde est invisible des humains. Mais Alix a tout vu et comprend très vite que ces personnages vont pouvoir lui permettre de retrouver sa femme et son fils. Mais rejoindre l'imagerie, l'endroit où sont envoyées les âmes des défunts, n'est pas chose aisée et ce plan risque bien de mettre tout le monde dans de beaux draps...

Au début j'ai cru voir un remake du film d'animation Vice-Versa. J'ai assisté à la descente d'Alix après la mort de sa femme Sophie et de son fils Max et sa souffrance, qui a fini par s'attacher au jeune homme, s'est vu l'aider à sortir de cette dépression. C'est le travail de Dolorius de fournir de la douleur à ses clients, mais il ne souhaite pas pour autant les voir mourir à petit feu. Il élabore alors divers plans pour tenter de le réconforter, mais les choses ne se passent, bien évidemment, absolument pas comme prévu et il va devoir faire appel à sa cousine Soméphine le sommeil, avant de voir débarquer Morice la mort, chez Alix. 

L'histoire se découpe en deux parties. 
La première partie est pleine d'humour et raconte la fonction de Dolorius, son rôle à jouer auprès d'Alix et les pensées sombres du jeune homme après la perte de ses proches. Avec la personnification de la souffrance, du sommeil et de la mort, cette partie est ma préférée. L'histoire démarre rapidement avec un Dolorius maladroit et touchant, une Soméphine sérieuse et râleuse et un Morice à qui je ne voudrais pas avoir affaire... La réunion de ces trois personnages offre une scène très drôle que j'ai adorée. Le fait d'avoir imaginé de faire de ces trois éléments des personnages à part entière est une très bonne idée et le résultat est plus que réussi. 
La deuxième partie est beaucoup plus mouvementée avec une course poursuite et des personnages tous plus agités et paniqués les uns des autres. J'ai moins apprécié cette partie car je me suis totalement perdue vers la fin. Tout est allé beaucoup trop vite pour moi, alors que j'avais vraiment adoré la première partie, la seconde m'a un peu refroidie.

Chaque chapitre est raconté par un personnage différent. Le récit est écrit à la première personne du singulier, ce qui permet de voir l'histoire sous différents points de vue. J'ai aimé être dans la tête de chaque personnage. Adrien Lioure a une écriture très agréable et beaucoup d'humour. Il est parvenu à traiter un sujet difficile de manière légère et touchante. J'ai apprécié le fait que ce ne soit pas triste ou sombre et c'est justement ce qui rend ce roman original. 

L'univers créé par l'auteur, l'imagerie, est vraiment bien pensé et très travaillé. J'avoue avoir été perdue et ne plus comprendre comment était composé le lieu au bout d'un certain moment à cause de l'enchaînement trop rapide des évènements, mais j'ai aimé cet univers atypique. La manière dont l'histoire est racontée et la tournure que prennent les évènements rendent l'histoire très prenante et intéressante.

J'ai adoré chacun des personnages. Aucun ne se ressemble et ils ont tous une particularité qui leur est propre. La maladresse de Dolorius, le dévouement du Groom, la détermination d'Alix... Chacun des personnages à son rôle a jouer et aucun n'est laissé à part ou est inutile au dénouement de l'histoire. J'ai aussi trouvé très amusant les noms choisis pour Dolorius, Soméphine et Morice... Surtout Morice !

Il s'en est fallu de peu pour que cette lecture soit un coup de coeur. J'ai été agréablement surprise par cette lecture. Alors que je pensais lire un roman sombre et triste, ce livre m'a vraiment fait du bien. J'ai un peu moins aimé la deuxième partie qui est très mouvementée, mais ce fut tout de même une agréable surprise.  

Une lecture très agréable et très surprenante. Adrien Lioure a imaginé un univers très intéressant et la fin offre une belle morale.

Ce roman est à découvrir absolument. 


Une très bonne lecture ! 

" Je me prénomme Dolorius, et suis ce qu’on appelle une Souffrance. En réalité, tout le monde me connaît. Pas sous cette forme ni sous ce nom. Mais l’on me connaît. Ce petit tiraillement qui perturbe parfois agresse, jusqu’à entamer les paix intérieures. Et bien ça, c’est moi. Je m’installe dans les corps. Je pénètre les esprits. Ronge les consciences. Je suis parfois physique, d’autres fois sentimentale, ou encore morale, en fonction des personnes. Moi ? Peu m’importe. Je fais mon job, un point c’est tout.
Qu’on ne me prenne pas pour une ordure, encore moins pour un sadique, non. Personne n’imagine à quel point je suis nécessaire. Beaucoup cherchent à me fuir. Justement. Sans moi, on n’aurait jamais le feu aux fesses. Voilà ce que je fais, je mets le feu « aux fesses. Je rends la vie un tantinet palpitante. "

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1 commentaires

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