Harry Potter et l'Enfant Maudit - Théâtre | Fantastique

De Pip&Pulp - 13:04

Très chers pépins, 

Dans mon dernier article je vous ai dit que je ne posterai pas d'articles avant mi-juillet, mais j'ai une bonne excuse : aujourd'hui nous fêtons les 20 ans du premier tome de la saga Harry Potter ! 

Je me souviens très bien de la première fois que j'ai vu Harry Potter à l'École des Sorciers. Je peux même vous donner le jour, l'endroit et avec qui j'étais. À l'époque je devais avoir 6 ans, donc même si le film m'avait beaucoup plu à ce moment-là, je ne me suis sentie Potterhead qu'au moment de la sortie du troisième opus au cinéma.

Je me souviens aussi qu'à la fin du septième film je me suis sentie vide, comme si je n'avais plus rien à attendre de ma vie. Alors, quand Harry Potter et l'Enfant Maudit et le film des Animaux Fantastiques ont été annoncés j'étais comme une dingue, même après tout ce temps. 


Alors, Potterhead un jour, Potterhead toujours ?


Broché : 21.00 | Ebook : 14.99


Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il travaille au coeur des secrets du ministère de la Magie. Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Quand passé et présent s’entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus.



Mon avis :





A l'annonce de la publication du huitième tome de la célèbre saga écrite par J.K. Rowling, je dois bien avouer que j'étais intenable. Je ne l'ai pas acheté dès sa sortie en V.O. puisque j'aurai mis beaucoup trop de temps à le lire et que je n'aurais sûrement pas tout compris. En revanche, j'ai attendu minuit, la veille de sa sortie dans ma librairie, pour enfin pouvoir découvrir la suite de Harry Potter. Étant Potterhead j'ai pris plaisir à retrouver l'univers et les personnages, mais je ne considère pas ce livre comme une véritable suite à la saga. 



Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tiens à parler du livre en lui-même. D'emblée j'ai pu constater qu'il n'avait rien à voir avec les précédents livres de la saga. Il est plus petit, l'illustration est plutôt réaliste et la couverture est entièrement dorée. De plus, à part le nom de Harry Potter qui apparaît comme titre, même la police d'écriture que l'on connaît tous a été remplacée... Je me doutais déjà que ce n'allait pas être un tome véritablement lié à la saga et j'avais raison.


L'histoire commence là où tout se termine. Souvenez vous de l'épilogue de Harry Potter et les Reliques de la Mort, nous retrouvions Harry et ses enfants à la gare de King's Cross, 19 ans après la fin de la bataille de Poudlard. L'Enfant Maudit débute à ce moment même. Albus Severus exprime à son père ses craintes d'être envoyé dans la maison Serpentard juste avant de monter dans le Poudlard Express.
Mais être l'enfant de Harry Potter n'est pas chose aisée et Albus Severus va rapidement montrer des signes de rébellion face à son père en jouant dangereusement avec le passé, dans l'espoir d'être mieux considéré.

Il est vrai que dès la fin du septième tome je voulais une suite, je voulais découvrir la vie d'Albus Severus à Poudlard, mais pas comme ça. 
Oui, j'ai retrouvé beaucoup de personnages de la saga et en ai découvert de nouveau. Oui, il y a une très forte référence au quatrième tome, La Coupe de Feu, qui est mon opus favori. Mais je n'ai pas entièrement retrouvé l'univers que j'aime tant et l'histoire aurait pu être bien mieux exploitée si l'auteur avait pris son temps. J'ai eu le sentiment de lire une fanfiction, une histoire qui a été imaginée pour faire durer la magie et qui finalement se termine comme si rien ne s'était passé. Pourquoi essayer de changer le passé, pourquoi nous montrer ce qui aurait pu se produire ? Ce qui est fait est fait, il n'était pas nécessaire de revenir dessus.

Pour ceux qui l'ignoreraient, L'Enfant Maudit est une pièce de théâtre. Seules les didascalies aident à imaginer les lieux et les réactions des personnages, le reste n'est que supposition. Pour les fans de la saga il est facile de visualiser les lieux et les personnages, pour les autres je pense que c'est un peu plus délicat. De plus, Jack Thorne a décidé de passer très rapidement sur les premières années d'école d'Albus, ce que j'ai trouvé dommage et peu évident à comprendre. Enfin, même si J.K. Rowling a donné son accord à Jack Thorne pour son histoire, je n'ai pas apprécié l'univers réinventé. Certaines choses n'auraient jamais vu le jour sous la plume de J.K. Rowling. J'ai été traumatisée par le passage de la dame du train, à vie.

J'ai découvert de nouveaux personnages très attachants, notamment Scorpius Malefoy, à qui j'ai très envie de faire un câlin. Néanmoins, je ne comprends toujours pas comment Ron a pu devenir aussi gâteux à ce point. Je peux comprendre que les personnages aient changés après tout ce temps, mais à ce point je trouve que c'est exagéré. 
La relation entre Albus Severus et Harry m'a plus qu'ennuyé, c'est le fil conducteur de l'histoire mais c'est aussi très énervant et presque risible. Par contre, j'ai beaucoup aimé retrouver Drago Malfoy, je suis une des premières à dire qu'il n'est pas aussi mauvais qu'il prétend l'être et dans ce tome j'ai découvert une nouvelle facette de ce personnage.

Je ne vais pas revenir sur le plus gros élément de l'histoire, cette relation qu'ont entretenu Bellatrix et Voldemort me semble totalement impossible. Ce "huitième tome" est assez plaisant dans le sens où l'on retrouve les personnages, bien qu'ils aient fortement changé. Mais la fin, qui annule tout ce qui a pu se passer, me conforte à l'idée que l'Enfant Maudit sera vite oublié.



Ce livre s'adresse aux fans qui aimeraient retrouver l'univers de Harry Potter. Le fait qu'il soit écrit par une autre personne que JK Rowling peut en déconcerter certains. C'est un opus à prendre avec des pincettes, il faut être indulgent lorsque l'on ouvre le livre. Je ne peux ni le conseiller, ni le déconseiller. Il est à lire, pour que chacun se fasse son propre avis.

Lecture agréable mais sans plus.

" Il n'existe pas de réponse parfaite dans ce monde d'émotions et de désordre. La perfection est hors de portée de l'espèce humaine, hors de portée de la magie. Dans chaque instant rayonnant de bonheur, il y a cette goutte de poison : la conscience que la douleur reviendra. Pour un humain, souffrir, c'est comme respirer. "


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1 commentaires

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